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LES CHRONIQUES DE

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Un AS dans la manche pour brouiller les cartes?


Adam Russo (Photo André)


samedi 14 avril 2018

Alors que les premiers de classe de la saison régulière (Sorel) et les champions défendant du circuit (Jonquière) amorceront les séries éliminatoires avec la pression de performer, la situation est quelque peu différente au pays des jarrets noirs.  Le COOL FM, considéré comme négligé, en profitera-t-il pour faire oublier la double élimination de l'an dernier et les nombreux rebondissements vécus au 2e et 3e étage cette saison ?
 
Malgré un regain de vie après l'arrivée de quelques nouveaux visages, dont les Beaucerons Jesse Bélanger et Hubert Poulin, le Cool FM amorcera ses séries éliminatoires avec une lourde commande, mais aussi l'opportunité de surprendre.  Pour l'entraîneur-chef Mario Roy, l'occasion est très stimulante : '' On s'est battu jusqu'à la toute fin et ça prouve que cette équipe-là, a une énergie incroyable.  Avec l'éthique qu'ils ont développée et la chimie au sein du groupe, moi j'y crois ''.
 
 L'état des troupes
 
Une des clés pour gagner en séries demeure la santé du groupe de joueurs, une facette qui n'avantagera pas les Beaucerons.  Les pertes à long terme des défenseurs Parisien et Nurislamov tombent effectivement bien mal.  Toutefois, le directeur général Jesse Bélanger demeure confiant : '' On espère au jour le jour que le téléphone sonne pour apprendre qu'il y en a un qui puisse revenir dans l'alignement, mais il y en a que c'est sur qu'ils ne reviendront pas cette année. C'est aux autres joueurs qui vont embarquer de prendre la relève et nous apporter des décisions difficiles à prendre par la suite''.
 
Les retours de Keven Dupont à la ligne bleue ainsi que de Jonathan Laberge et Mickael Bedard à l'attaque, serait effectivement très bénéfiques pour le COOL FM.  Le premier est un défenseur pouvant jouer beaucoup de minutes alors que le deuxième a terminé l'année en tant que meilleur pointeur du club malgré des matchs ratés en fin de saison.
 
 Un AS dans la manche?
 
Là où l'équipe cache peut-être un as dans sa manche, c'est devant le filet.  Le talent d'Adam Russo n'est plus à prouver, tout comme la confiance qu'il peut insuffler à ses coéquipiers.  L'an passé, il avait réussi à voler les Marquis à deux reprises alors que les ''bleuets'' avaient eu besoin de six rencontres pour éliminer les défunts Prédateurs.  Pourra-t-il répéter l'exploit du printemps dernier encore une fois? Aura-t-il suffisamment de support de ses coéquipiers afin de gagner le duel face à Cedrick Desjardins, le joueur défensif du mois de février dans la LNAH?  Les réponses dès vendredi.
 
Bonnes séries!

Trois-Rivières : la dernière « grande ville » de la LNAH?


samedi 14 avril 2018

Vendredi 9 février, Je me préparais à prendre la route en direction de la Mauricie avec les collègues Samuel et Marcel. Un jeune partisan passionné devenu relationniste et un doyen ayant tout vu et comptabilisé de cette ligue depuis 1998.
 
 Pendant que Marcel illustrait en chiffres les exploits des Mario Roberge, Fréderic Vermette et Guy Moore, Samuel lui, fêtait son premier anniversaire de naissance! Il n'a pu assister aux débuts frénétiques du Garaga de Saint-Georges, l'ancêtre du COOL FM. Jamais il n'a eu à dépenser dans les trois chiffres pour entrer à l'aréna comme l'ont fait certains qui voulaient, à la dernière minute, assister au match ultime entre les Dragons et le Garaga.
 
 La demande était si grande à l’époque que la ‘’petite’’ équipe semi pro décida même d'investir de sa poche plus de 400 000$ pour l'agrandissement de l'aréna! Puis, les Coupes Bolton, les Coupes Allan, le match des étoiles devant un aréna rempli, le voyage en Asie pour la Coupe Nagano, la première Coupe Futura à guichets fermés (...) la liste de souvenirs pourrait s’éterniser…
 
 Excès de nostalgie? Peut-être. Mais à quelques heures de ce qui pourrait être ma dernière description à Trois-Rivières, je ne peux m'empêcher de penser à tous ces souvenirs.

Exit Trois-Rivières

La ville en poésie a beaucoup fait parler d'elle dans la LNAH au cours des dernières années mais pas toujours pour les bonnes raisons. Bien que présente depuis belle lurette, la ville de plus de 137 000 habitants a évolué sous noms différents depuis 2004. Il y a eu d'abord les Vikings qui ont fait place au Caron&Guay puis au Blizzard Cloutier Nord-Sud. En 2016, le Blizzard Cloutier Nord-Sud est devenu le Blizzard, puis l'an dernier, le Blizzard a été remplacé par les Draveurs.

Les changements de noms, de couleurs et de commanditaires ne sont cependant pas ce qui fait le plus jaser depuis quelques saisons mais plutôt les assistantes. Selon les chiffres officiels de la ligue ( http://gsh-mako.com/data/lnah/fichiers/compilation assistance2017.pdf  ), les Marquis ont attiré plus de 34 000 spectateurs lors de la dernière saison alors que la petite ville de St-Georges en a accueilli un peu plus de 25 000.

De son côté, la formation trifluvienne n'a vu que 13 761 mordus franchir ses guichets, un triste record dans l'histoire de la franchise. Comment cette municipalité faisant partie des dix plus populeuses de la province a-t-elle pu en arriver là ?

Villes VS Régions
 
 Le but de cet article n'est pas de pointer des coupables ou d'identifier les causes de cette débandade. La mise en situation ci-haut se veut plutôt un prétexte pour démontrer la différence entre les marchés urbains et ruraux.
 
 Historiquement, le hockey senior a toujours eu une place importante en région. Les rivalités et les esprits de clocher animaient les arénas et les centres sportifs des quatre coins de la province. Ces rivalités et ces esprits de clocher qui n'existent plus dans les métropoles aujourd'hui semblent en perte de vitesse a plusieurs endroits. Même la rivalité junior qui unissait Québec et Chicoutimi à l'époque de Patrick Roy et Richard Martel a fini par s’essouffler…
 
 Quoi faire?
 
 La société change, c’est vrai. Le hockey change beaucoup lui aussi depuis que les politiciens, bien-pensants et médias de masse s'en sont mêlés, c’est vrai. Personnellement, je n'ai pas la prétention d'avoir les solutions au déclin de cet empire NORD-AMÉRICAIN. Mais tant qu'à parler pour parler, ça rime à quoi aujourd'hui cette appellation ''Ligue NORD-AMÉRICAINE de hockey''? Si des communautés plus urbaines comme Sherbrooke, Montréal, Gatineau et maintenant Trois-Rivières ne veulent pas du produit, pourquoi viser tout le continent?
 
 Le hockey senior a connu de grosses années à l'époque où l'argent y était davantage blanchi. Aujourd'hui, pratiquement tous les bilans financiers s’écrivent à l'encre rouge. L'avenir de cette ligue doit-il être noir pour autant? L'heure est-elle au retour des marchés ruraux plus colorés? Le temps saura nous le dire bien avant que mon ami Samuel ne devienne le prochain Marcel du circuit.

    
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